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Fiche de l'ouvrage

Paul-Élie Gernez (1888-1948)
Si le 19e siècle fut assurément celui de la révélation de Honfleur comme motif pictural et, conjointement, de l’éclosion de maîtres honfleurais tels que Gustave Hamelin, Eugène Boudin ou encore Louis-Alexandre Dubourg, le 20e siècle s’est caractérisé dans cette ville par un mouvement non moins intense de convergence de talents picturaux, mais aussi par la sédentarisation de divers peintres originaires du Nord, au sein desquels on compte le talentueux et méconnu Paul-Élie Gernez.
Originaire du Hainaut, formé aux «Académies» valenciennoises tout autant qu’à la copie des maîtres baroques des musées septentrionaux, Paul-Élie Gernez arrive à Honfleur un jour d’octobre 1911, pour y prendre au Collège un poste de professeur de dessin qu’il occupera jusqu’en 1914. Indépendant mais pas hermétique, sa première phase de création est clairement marquée par le néo-impressionnisme puis le cubisme, auquel il subordonne sans les sacrifier le réalisme plastique des volumes, la puissance des anatomies, la douceur de la lumière.
Cette phase de recherche stylistique (où l’on a parfois vu à tort une forme d’indécision) le mène progressivement à sa propre manière, caractérisée par le retour à une tradition sensible teintée d’un certain surnaturel, le tout fréquemment servi par une maîtrise du pastel qui fait de lui l’un des grands utilisateurs de ce médium dans la 1re moitié du 20e siècle.
Proche de Félix Vallotton, d’André Lhote ou encore Maurice Denis, il consacra une vie intense de création à quelques motifs qui ont fait son identité picturale, tels que les nus féminins, les bouquets de fleurs et, de façon inlassable, le port de Honfleur.

Le catalogue présentera plus d’une centaine d’œuvres, parmi lesquelles des peintures, des dessins, des gravures sur bois ou encore des livres illustrés, permettant de proposer une idée représentative de son parcours et, en particulier, de ses recherches plastiques et iconographiques.
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