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Jean-Bernard Restout (1732-1796). Peintre du roi et révolutionnaire
Auteur(s) Nicole Willk-Brocard
Préface de Pierre Rosenberg
Parution 2018
Nombre de pages 260
Dimensions 240 x 320 mm
Nombre d'illustrations 241 dont 126 en couleurs
Type d'ouvrage Relié
Édition Arthena
ISBN 978-2-903239-59-6
Prix public 86,00 €
Jean-Bernard Restout (1732-1796). Peintre du roi et révolutionnaire
Arthena
Si l’étonnante personnalité de Jean-Bernard Restout reste très controversée en raison de sa rupture avec le milieu académique, son talent de peintre est parfaitement inconnu et ses œuvres rares. Sa vie se déroula en deux temps. Le premier acte le prédestinait à une brillante carrière d’artiste. Descendant d’une illustre lignée de peintres écrivains, fils de Jean II Restout, grand peintre religieux du 18e siècle et très estimé directeur et recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, et de Marie-Anne Hallé, sœur de Noël Hallé, l’un des brillants artistes de sa génération, Jean-Bernard Restout disposa d’exceptionnels atouts pour réussir. Né pour ainsi dire «au sein» de l’Académie royale, dont il connut les mérites et les faiblesses, il bénéficia d’une solide formation tant artistique que littéraire. Il était doué, exigeant et orgueilleux. Le séjour au palais Mancini le révéla. Loin d’un père austère, il découvrit la liberté et les grands maîtres, côtoya les artistes et les penseurs contemporains et n’hésita pas à refuser avec virulence la discipline de l’institution romaine pour travailler à ses propres œuvres. Son talent novateur, sobre et vigoureux qui n’exclut ni l’amplitude et l’élégance du mouvement, ni la sensualité des corps ou le luxe des détails raffinés, traduisit très tôt les nouvelles aspirations d’éthique et de valeur morale recherchées par l’époque des Lumières.
Son retour à Paris lui ouvrit l’agrément à l’Académie royale et il amorça une carrière de peintre d’histoire couronnée de premiers succès (Saint Bruno en prière, musée du Louvre; Les Plaisirs d’Anacréon, collection particulière). Remarqué au Salon de 1767, il obtint une commande pour Bellevue et fut reçu académicien en 1769. Le jury du Salon lui refusa un tableau. Il réagit violemment contre ce qu’il considéra comme une atteinte à la liberté et une injustice; il exposa un morceau de bravoure, La Présentation au temple, au Salon de 1771 en espérant être nommé professeur adjoint; il n’en fut rien. Son ressentiment fut sans limites. Il ne présenta plus d’œuvres au Salon jusqu’en 1791, année où l’exposition fut ouverte à tous les artistes. Il mena campagne pour la suppression du jury auprès des directeurs des Bâtiments du roi, Marigny en 1771, puis d’Angiviller en 1775. Il bénéficia de plusieurs commandes royales, mais n’exécuta que les esquisses d’une importante série de peintures pour les Gobelins. Les œuvres de la maturité qui ont survécu (Philémon et Baucis du musée des Beaux-Arts de Tours, Diogène du musée des Augustins de Toulouse et Le Sommeil. Figure d’étude du Cleveland Museum of Art) confirment les exceptionnelles qualités de l’artiste, son sens de la lumière et de l’espace, son talent de narrateur et de metteur en scène, son habileté de portraitiste attentif et subtil.
La Révolution en laquelle il crut lui donna une seconde vie. Elle lui permit aux côtés de David d’assouvir sa vengeance contre l’Académie. Il en eut raison: l’institution fut supprimée. La haute idée qu’il avait de son art qu’il considérait comme un sacerdoce, la découverte du patrimoine national, de la nécessité de le protéger et de le conserver l’incitèrent à participer à la création d’une nouvelle administration. Il entra en politique et prit le goût du pouvoir. Il en fréquenta les meneurs: Robespierre, Fabre d’Églantine. Ce fut sa perte. Nommé inspecteur général du Garde-Meuble trois semaines avant le vol des bijoux de la Couronne, il fut soupçonné, dénoncé et incarcéré avant d’être libéré après le 9 Thermidor. S’il ne fut pas l’un des acteurs essentiels de la Révolution, il fut le témoin –et la victime– des événements fondamentaux, avec leur lot d’injustice et de cruauté, de ce moment de notre histoire.
Le catalogue des œuvres de Jean-Bernard Restout –plus de 150 peintures et dessins– pour beaucoup inédites, met en lumière un vrai talent et fait regretter qu’il ait choisi la politique au détriment de la peinture.
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